L’ATELIER - Luxembourg Ville – 8 octobre 2010.SOIREE AU PAYS DE L’ETRANGE.
[Rapport confidentiel]
D’abord nous arrivons à la salle 20 minutes avant l’ouverture des portes. On se retrouve à 20 mètres de l’entrée, il y a beaucoup moins de monde que pour DIMMU. Entrés dans la salle, on a le choix des places.
Quelques instants plus tard, des musiciens sortent des coulisses et monte sur une scène désertée où il n’y a pas l’ombre d’un roadie. La salle elle aussi est bien vide, moins de 100 personnes. Du coup le groupe a le temps de bien observer chaque spectateur et les musiciens saluent le moindre spectateur qui lève un bras. En fait, on a plus l’impression de se trouver dans un local de répétitions qu’à un concert.
Du coup pour effacer l’ennui on s’amuse à faire des sprints. Point de départ la barrière de sécurité jusqu’à la sortie de la salle et retour devant le chanteur. Meilleur temps 6 secondes 30 et sans bousculer personne !
Sinon côté performance sur scène, les Italiens de ADIMIRON nous jouent 6 fois le même titre, soit 30 minutes bruyante, pas mélodieuse du tout. En fait ce n’est que de la rythmique.
Pour SWORN AMONGST, la vie autour et sur la scène s’anime. Modification des éléments de la batterie. Un roadie s’en charge, fait les réglages qui vont bien, le bass tech en fait autant.
Puis le drum tech retire son Tshirt et reste assis. Le bass tech reste également planté sur scène. Merde, ce ne sont pas des roadies, ce sont les musiciens !!
Y a-t-il un roadie dans la salle ? Oui !! Celui de Jeff waters est à côté de la scène en train de lustrer la célèbre guitare rouge.
Sur scène on est passé à une dimension supérieure. SWORM AMONGST déménage bien et délivre un heavy trash bien senti.
Après une longue attente, c’est enfin l’heure du maestro. Et on a droit à un ANNIHILATOR fidèle à lui-même, très énergique et emmené par un leader d’une incroyable générosité envers les fans. Promiscuité avec le public, tapes de mains, distribution en mains propres de médiators, tout y passe.
Dans la fosse qui s’est bien garnie, le public répond également présent. Le titre ULTRA-MOTION rétablit l’ordre aux barrières. Il faut jouer de l’épaule pour ne pas se faire chiper sa place et 2 jeunes filles se glissent à nos côtés, coupe de champagne en main, headbanging à volonté. Avec ma poisse, je vois déjà le contenu du verre de ma voisine finir sur mon tshirt et/ou sur la tête. Mais tout se passe bien et entre chaque gorgée les 2 ne trouvent pas mieux que de s’embrasser goulument. On aura tout vu. Moi pendant ce temps je suis toujours collé à mon voisin, non il n’aura pas ma place au 2è rang face à la scène. Ce corps à corps de buffles dure un bon ¼ d’heure pendant que mes voisines continuent leur numéro. Une des deux va jusqu’à se frotter à mon pote et lui serrer la main, à défaut d'autre chose.
Le show se déroule à merveille, on passe un très bon moment. Environ 2 heures. La setlist parisienne est très légèrement remaniée : un titre a été rajouté manuscrit sur la liste affichée sur le mur donc 20 titres dont crystal Ann.
Le groupe a droit à une ovation bien méritée avant de quitter la scène.
Il est minuit mais on n’est pas encore couchés.
Car pour accéder aux loges les musiciens doivent retraverser la salle par le côté. Et le monsieur à la guitare rouge a décidé de répondre aux sollicitations des fans et improvise un meet and greet. Après quelques photos, serrages de main, il repart puis revient avec ses copains, distribue des médiators, etc, etc. Bref une bonne vingtaine de minutes à dispo. C’est ça la classe.
Tout ça pour 18 euros, ça aussi c’est surréaliste.
vidéo du pote tripoté:
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Et aujourd'hui article dans le journal luxembourgeois....
Y a pas à dire c'est pas la france.
