Iron Maiden entre le passé et le futur<br><br><img src="http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/569x379/201007/08/184322-the-final-frontier-on-depasses.jpg" alt="" border="0"><br><br>«Sur The Final Frontier, on s'est dépassés musicalement», raconte le guitariste Dave Murray. «Certaines pièces ont été difficiles à enregistrer, mais on y est parvenus. Beaucoup de compositions que nous jouons live sont très complexes, alors il faut être très concentrés.»<br><br>(Québec) Dans le merveilleux monde du rock, il y a des albums mythiques et il y a des lieux mythiques, notamment ceux où sont nés lesdits albums. Pour enregistrer The Final Frontier, qui paraîtra le 17 août, Iron Maiden a décidé de retourner à Compass Point, là où les fameux Piece Of Mind (1983), Powerslave (1984) et Somewhere in Time (1986) ont pris forme. Nouveau disque mémorable en vue? Le guitariste Dave Murray en est persuadé.<br><br>Si les gars de Maiden et le réalisateur Kevin «caveman» Shirley ont pris la direction du studio situé à Nassau, aux États-Unis, au début 2010, ce n'était pas seulement pour retrouver l'esprit particulier propre à leurs célèbres enregistrements. C'était aussi, confie Murray, mi-blagueur, pour travailler sous le soleil et ainsi rendre l'hiver plus clément.<br><br>«À notre arrivée, nous avons réalisé que rien à l'extérieur du studio n'avait changé en 25 ans. C'était la même chose à l'intérieur, alors ça nous rappelait ce que nous avions vécu à l'époque. Au départ, nous avions réservé l'endroit pour deux mois et demi, mais nous avions terminé au bout de six semaines. Ça démontre qu'il y avait de la créativité et de la spontanéité dans l'air.»<br><br>Science-fiction<br><br>Si les gars se sont permis un clin d'oeil au passé, Murray assure que la Vierge de fer n'était pas à Compass Point pour sombrer dans la nostalgie. En fait, le 15e album du groupe, qui s'annonce généreux avec ses quelque 76 minutes de musique, pourrait en surprendre plus d'un. El Dorado, le premier extrait offert en téléchargement gratuit au www.ironmaiden.com, n'est qu'un aperçu de ce que nous réservent les musiciens britanniques. Le sextuor a en effet opté pour plusieurs chansons épiques, de facture progressive. Les claviers y font même une apparition assez appuyée, au dire de Murray. En dépit de diverses références à la science-fiction ou à des rencontres extraterrestres, il ne s'agit pas d'un album concept.<br><br>«Le côté science-fiction de The Final Frontier tient beaucoup au genre de spectacle que nous présentons. C'est comme si nous étions dans un vaisseau spatial, avec les décors et les lumières. À la base, c'est donc très futuriste et ça colle à la musique et aux textes. Je crois que c'est un sujet qui continue de fasciner. Par contre, il y a des pièces comme Avalon, qui traite de la légende du roi Arthur, donc on touche à différents thèmes.»<br><br>Les beaux jours<br><br>Depuis le retour du chanteur Bruce Dickinson et du guitariste Adrian Smith dans le giron de Maiden, il y a 11 ans (ils s'étaient absentés durant une partie des années 90), il semble que le groupe ne se soit jamais si bien porté. Certes, la parution de matériel original est moins soutenue que par le passé, mais le trio de guitaristes, complété par Janick Gers, de même que la solide section rythmique, composée du bassiste Steve Harris et du batteur Nicko McBrain, affiche sa cohésion des beaux jours. Pour Murray, qui a connu la période litigieuse où Blaze Bayley avait pris le micro, c'est la récompense d'un dur labeur.<br><br>«Personne n'aime le changement, car avec la stabilité vient une forme de sécurité. Mais je crois qu'à l'époque on devait passer par là. Bruce voulait quitter, puis Adrian. Aujourd'hui c'est difficile de dire si c'est une bonne ou une mauvaise chose que nous soyons restés ensemble, mais à l'époque, nous sentions que nous devions poursuivre, alors on a décidé de continuer et ça nous a amenés ailleurs. Peut-être que ç'a fait quelques rayures dans notre armure, mais ça ne nous a pas tués, ça nous a rendus plus forts.»
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